J’ai quitté celle que je fus... (Anne Fontaine)

J’ai quitté celle que je fus, pour entrer dans ta maison. Alors, je voyageais la nuit, avec les noctuelles.

Au matin, je la croyais morte (Anne Fontaine)

Au matin, je la croyais morte. La voici, plus belle que le jour. Elle avance comme une canonnière. Comme un vaisseau à l’abordage. Je suis le flot qu’elle pourfend. Elle m’envahit, elle me pénètre.