Avoir bu les étoiles (Adrien Mithouard)

Le ciel était de nuit, d’astres et de silence.

Au fleuve alors, où l’onde agitait la semblance
Des paysages et des univers en jeu,
Je puisai l’eau frigide où frissonnait du feu :

Équinoxe (Edith Henry)

L’horizon a taillé mes cheveux,
les a dispersés au déchu des saisons.
Mes incisives bandent encore des réponses furtives
à d’incorrigibles baisers.

J’arriverai avec les bras... (Stève-Wilifrid Mounguengui)

J’arriverai parmi les vents
Un jour couvé de soleils
Le jour sera à son midi
J’arriverai les bras chargés de pluie

C’est de mourir sans toi (Stève-Wilifrid Mounguengui)

Ni la nuit
Ni l’attente n’avaient été longues
C’est de t’aimer sans mot

La crue de nos songes (Stève-Wilifrid Mounguengui)

Te souviens-tu
Comme étaient rêveuses
Nos nuits nubiles
Dans la paume de nos mains

Attente (Stève-Wilifrid Mounguengui)

Ne me laisse plus au dehors de tes rêves
Il fait si froid
Regarde les étoiles grelottent

Œdipe (Tristan Cabral)

pour Jean-Michel Fossey,
cet « outlaw » considérable…


car nous serons jugés
aux blessures généreuses
car nous serons jugés
à tout ce sang versé

Et je dévore les lèvres (Tatiana Gerkens)

Et je dévore les lèvres des histoires interdites
je transgresse les lois des vivants
je lèche la plaie béante des nuits sacrilèges
la pierre aiguë du silence
l’écorce noire du désir

D’Elle question… (Claude Cailleau)

Narratif 1 (fragment)

Il y a de la pluie, toujours, dans les regards perdus. Des lointains, une voix qui appelle. C’est Elle. Je l’ai vue qui venait sur le revers trouble du jour. Elle. Qui venait, incertaine, qu’apaise un souvenir. Mais s’en va…