Jour de lumière (Jean Joubert)

Asseyez-vous, peuple de loups, sur les frontières
et négociez la paix des roses, des ruisseaux,
l’aurore partagée.

La chute (Jean Joubert)

C’est dans la nuit de la plus sombre chevelure,
c’est par la bouche d’ombre
que souffle ainsi le désir de lumière.

Après Job (Tristan Cabral)

mon corps est si friable
que nulle plaie
jamais
ne cicatrise jamais

Il parle d’un royaume (Gilles Baudry)

« Jamais homme n’a parlé comme cet homme »


Il parle d’un royaume
Qui couronne les pauvres

Rorate de super (Jean Mambrino)

Après des mois d’éther ardent dont le bleu brûle la peau du jour, la terre à sec halète, l’herbe brune crie vers l’averse autour des roses aux joues grises et ridées, pendant qu’un lambeau de brise essuie furtivement le figuier en sueur.

La vie est tellement plus vaste que la mort (Sylvie Reff-Stern)

La vie est tellement plus vaste que la mort
et nous rions, accrochés aux branches

L’indicible (Élisabeth Kœchlin)

Pas de mots
la tendresse du vent
le respir d’une essence
l’accueil de son épaule…

La nuit du labyrinthe (Marc Alyn)

I

Inextricable lacis de couloirs pareils aux veines
Où circule le sang sombre du taureau, escaliers