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Ils ont pris l’amour de ma vie (Edith Henry)

Donnez-moi un cheval, la montagne est rude,
monte et descend le chemin jusqu’à ses larmes.
Donnez-moi les rênes pour la rejoindre,

Au matin (Edith Henry)

D’une jonchée, l’avoine
des foins fanés fourrage la chevelure,

Équinoxe (Edith Henry)

L’horizon a taillé mes cheveux,
les a dispersés au déchu des saisons.
Mes incisives bandent encore des réponses furtives
à d’incorrigibles baisers.