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Le poème de la quinzaine / début mai 2014

Le moderne :

Jean-Claude Demay, Poïenitales

J’ai
coulé à pic
dans
dedans la grande flaque noire
lire la suite du poème...

L'ancien :

Alfred de Musset, Jeanne d'Arc

Je cherche en vain le repos qui me fuit.
Mon cœur et plein des douleurs de la France.
Jusqu’en ces lieux déserts, dans l’ombre et le silence
De la patrie en deuil le malheur me poursuit.
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La trouvaille :

Louise Ackermann, L'amour et la mort

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :
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Poème pour mettre un peu d’ambiance le soir du réveillon (Jean-Claude Demay)

Quand vous verrez la mort peser sur vos épaules
Quand vous ne verrez plus la clarté des lumières

Je connais le Savoir... (Jean-Claude Demay)

Je connais le Savoir je sais la Connaissance
Je connais la Sagesse et la Philosophie

Le visage d'Annick (Jean-Claude Demay)

À Annick


Intermittentiellement illuminés des ciels les plus limpides et des étranges puretés les plus étonnamment cristallines ses yeux immenses et profonds comme les mers virides, les vertes bleuités des vagues aux écumes, ô ses immenses yeux profonds comme la mer

Femme-liane (Jean-Claude Demay)

Elle la femme-liane la bien-aimée
La très-chérie la toute-douce la très-belle
L’éternelle fiancée aux doigts orchestrant les caresses du cœur
Ô la tendre épousée de mariale Foi

Bienheureux l'alcoolique (Jean-Claude Demay)

Bienheureux l’alcoolique il a Dieu en lui
Il ignore toujours il ne sait pas encore
Que se lèvent pour lui les plus belles aurores
Et ces soleils nouveaux et l’étoile qui luit

Ma sœur ô mon amie (Jean-Claude Demay)

Ma sœur ô mon amie je ne te connais pas
Du fond du cœur pourtant je comprends ton alcool
Moi aussi j’ai suivi ton chemin pas à pas
Et je me suis plongé dans la jouissance folle

Ce ne fut pas une vie (Jean-Claude Demay)

Ce ne fut pas une vie, non, ce ne fut pas une vie, mais une agonie, une mort lente très vive, un cauchemar sans fin, et maintenant que je me sens toucher au terme, que mes actions et mes pensées, mes sentiments me semblent tous marqués d’une implacable fatalité, je m’insurge contre le principe, surtout le fait de vivre, et je prétends que comme moi beaucoup de gens ne vivent pas, ou que s’ils vivent ce n’est que par impossibilité, impuissance à pouvoir ne pas être, car n’est-ce pas la volonté de néant, d’inexistence absolue, qu’ils cherchent désespérément ?

D’abîme en abîme... (Jean-Claude Demay)

D’abîme en abîme je suis descendu jusqu’aux plus reculées régions de l’être et j’ai perçu, derrière la paroi des apparences et de mes hallucinations, le souffle rauque d’une sorte de bête inexistante,

Le prisme du canal... (Jean-Claude Demay)

Le prisme du canal parachevé de morts insensiblement dresse les fûts abattus de part et d’autre de l’allée liquide. Loin en aval il coule un vent blafard coupant,

Il avait vu... (Jean-Claude Demay)

Il avait vu l’ombre verte des cathédrales
et les vitraux arborescents
la flamme végétale en volutes
le lac de verre à boire l’âme