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Floranna la fiancée (Coriolan Ardouin)

...

II

Innocence et beauté ! — Toutes à la peau brune,
Luisante comme l’or à l’éclat de la lune !
Moins fraîche est la rosée et moins pur est le miel,
Moins chaste la clarté des étoiles du ciel !
Floranna, la plus jeune et la plus ingénue,

À Amélia (Coriolan Ardouin)

Le vent frais de la nuit fait palpiter les voiles,
Le marin, sur les mers t’appelle, Amélia !
Vois comme ton esquif est couronné d’étoiles,
              Dieu te ramènera !

À un ami (Coriolan Ardouin)

La foule est insensible au vieux toit qui s’écroule,
À l’oiseau qui s’envole, au murmure de l’eau ;
Et pour elle le monde est toujours assez beau ;

Le sommeil d’Alaïda (Coriolan Ardouin)

Sur sa natte de jonc qu’aucun souci ne ronge,
Ses petits bras croisés sur un cœur de cinq ans,
Alaïda sommeille, heureuse ! et pas un songe
              Qui tourmente ses jeunes sens.