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Le poème de la quinzaine / fin janvier 2018

Le moderne :

Xavier Grall, Solo

Seigneur Dieu
à mes frères et amis
aux femmes que j’ai aimées
à tous ceux que mon cœur à croisés
avant que d’entrer dans les ténèbres
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L’ancien :

Alfred de Vigny, Moïse

Le soleil prolongeait sur la cime des tentes
Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes,
Ces larges traces d’or qu’il laisse dans les airs,
Lorsqu’en un lit de sable il se couche aux déserts.
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La trouvaille :

Cécile Périn, Je ne veux rien de plus...

Je ne veux rien de plus que reposer mes mains
Sur ton front preste et beau, sur tes lèvres chéries,
Rien de plus que songer : l’heure est douce... et demain
Peut-être sera lourd de lutte et de chagrin.
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Le poème de la quinzaine / début décembre 2015

Le moderne :

Xavier Grall, Solo

Seigneur me voici c’est moi
je viens de petite Bretagne
mon havresac est lourd de rimes
de chagrins et de larmes
J’ai marché
jusqu’à votre grand pays
ce fut ma foi un long voyage
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L’ancien :

Marceline Desbordes-Valmore, Élégie (Ma sœur, il est parti !)

Ma sœur, il est parti ! ma sœur, il m’abandonne !
Je sais qu’il m’abandonne, et j’attends, et je meurs,
Je meurs. Embrasse-moi, pleure pour moi... pardonne...
Je n’ai pas une larme, et j’ai besoin de pleurs.
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La trouvaille :

Francis Vielé-Griffin, Je regarde, feuille à feuille...

Je regarde, feuille à feuille,
S’éparpiller dans le soir
Le manteau d’or et d’orgueil
De ces grands arbres noirs
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La joie (Xavier Grall)

La mort de mon père

À peine refermé le tombeau, il a fallu remonter sur Paris, rassembler mes enfants, travailler.

Verre-Satan (Xavier Grall)

Alcools, doux alcools, chers Satans ! Quand le diable transporta Jésus sur la montagne, par delà les orges, les blés, les jardins, quand il le poussa dans la rocaille désertique rouge, meurtrière, il le tenta non seulement par le pain mais par l’alcool.