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Le poème de la quinzaine / début novembre 2014

Le moderne :

Martine Biard, Retrouvailles inédites

Ceux que j’appelle
Par leur nom
Et qui n’ont plus de nom
Ceux qui sont devenus
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L'ancien :

Jean Racine, Le songe d'Athalie

C'était pendant l’horreur d'une profonde nuit.
Ma mère Jézabel devant moi s’est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n’avaient point abattu sa fierté
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La trouvaille :

Henry-Jacques, L'inoubliable

C’est l’heure. Un lourd silence étalé sur la plaine.
Des hommes dans un trou attendent, l’arme au poing.
L’armistice, la fin ? — Ces gars y croient à peine,
L’avenir et la paix leur paraissent trop loin.
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Concert pour dames (Martine Biard)

Femmes de la terre et femmes de vent
Femmes des clairières
Femmes dans la terre d'entre les morts
Femmes faîtes des arbres ruisseaux

Cristal (Martine Biard)

Je suis au garde-à-vous devant l'Éternel,
Le ciel, le vent, la lutte et l'écho de ta voix.
Plus rien de ce qui est n'existera.

Délice à fleur de rêve, IX (Martine Biard)

Des routes estivales, des matins vieux, des ombres souveraines
Et voilà que les mots s’en sont allés comme tourterelles
Enfants sauvages, carcasses de silence sous leurs peaux brunes.

Il y a dans chaque enfant (Martine Biard)

À Jean Joubert


Il y a dans chaque enfant comme une trêve avec la nuit,
Un monde nouveau qui dit non à l’autre.
Une fêlure où tombe le néant.
Et le chemin recommence