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Le poème de la quinzaine / janvier 2019

Le moderne :

Pascal Perrot, Tu oublieras

Tu te scandaliseras
Du dernier massacre à la mode
Celui dont tous les médias
Font un sinistre tintamarre
Et puis tu oublieras
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L’ancien :

Maurice Scève, Tant je l’aimai

Tant je l’aimai, qu’en elle encor je vis :
Et tant la vis, que, malgré moi, je l’aime.
Le sens, et l’âme y furent tant ravis,
Que par l’Œil faut que le cœur la désaime.
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La trouvaille :

Léon-Paul Fargue, Nocturne

Un long bras timbré d’or glisse du haut des arbres
Et commence à descendre et tinte dans les branches.
Les feuilles et les fleurs se pressent et s’entendent.
J’ai vu l’orvet glisser dans la douceur du soir.
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Se peut-il que ce faux ménage (Léon-Paul Fargue)

Se peut-il que ce faux ménage, avec le grand fils, se brise ? — Certes. — La vie a été la plus forte. — Ils ont épuisé tous les regards et toutes les larmes.

Les mots, les mots spéciaux (Léon-Paul Fargue)

Les mots, les mots spéciaux qu’elle avait faits pour moi, je l’écoutais les dire à l’Autre.

J’ai passé la croix de fer (Léon-Paul Fargue)

J’ai passé la croix de fer frappée de la foudre. Les batteuses ronflent dans la ferme, sur la droite, et le vent me l’apporte comme aux vieux jours..