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Le poème de la quinzaine / début novembre 2018

Le moderne :

André Laude, Nous n’habitons nulle part

Nous n’habitons nulle part nous ne brisons de nos mains
rouges de ressentiment que des squelettes de vent
nous tournoyons dans un désert d’images diffusées par les
invisibles ingénieurs du monde de la séparation permanente
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L’ancien :

Anna de Noailles, Astres qui regardez

Astres qui regardez les mondes où nous sommes,
Pure armée au repos dans la hauteur des cieux,
Campement éternel, léger, silencieux,
Que pensez-vous de voir s’anéantir les hommes ?
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La trouvaille :

Daniel Bernard, La fiancée

Toi qui troubles la paix des nonchalantes eaux,
La paix des eaux d’argent, la paix des eaux glacées ;
Toi dont la barque joue avec les gais ruisseaux
Dans le frémissement des rames balancées
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Le poème de la quinzaine / fin juin 2016

Le moderne :

André Laude, Si j’écris

si j’écris c’est pour que ma voix vous parvienne
voix de chaux et sang voix d’ailes et de fureurs
gouttes de soleil ou d’ombre dans laquelle palpitent nos sentiments
si j’écris c’est pour que ma voix vous arrache
au grabat des solitaires, au cauchemar des murs
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L’ancien :

François de Malherbe, Consolation à M. du Périer

Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle ?
Et les tristes discours
Que te met en l’esprit l’amitié paternelle
L’augmenteront toujours ?
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La trouvaille :

Amélie Murat, Pour l’amour éternel

Vos yeux où réfléchir mes larmes bienheureuses,
Vos bras en qui mes plus beaux rêves sont bercés,
Ce bonheur suffisant à d’autres amoureuses,
S’il est pour moi beaucoup, n’est pas encore assez.
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Le poème de la quinzaine / fin janvier 2014

Le moderne :

André Laude, Je m'appelle personne


L'ancien :

Pierre de Ronsard, Prends cette rose


La trouvaille :

Jules Tellier, Discours à la bien-aimée

    Je suis né, ô bien-aimée, un vendredi treizième jour d'un mois d'hiver, dans un pays brumeux, sur les bords d'une mer septentrionale. Pourtant, les flots
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L’épine du pied (André Laude)

Ô Dieu obscur
Retire-moi l’épine du pied
L’épine qui me fait gémir de douleur jusqu’au creux
des draps humides de l’insomnie

Je vis en grande solitude (André Laude)

Je vis en grande solitude. J’ai mangé tout mon pain blanc
je mords jusqu’au sang mes lèvres
je bois l’eau lépreuse des fièvres.