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Dans la cellule d’Yvo Congard, clerc tonsuré (Anatole Le Braz)

... Oremus !... Oremus !... — Tryphine
S’est endormie en son lit clos.
Aussi blonds que la paille fine,
Ses cheveux coulent à longs flots
Sur la nacre de sa poitrine.

L’île errante (Anatole Le Braz)

Les dieux ont dans la mer enraciné les îles.

Toi seule as reçu d’eux l’essor des nefs agiles,
Ô Délos ! À toi seule ils ont ouvert les eaux
Et soufflé l’âme impétueuse des vaisseaux,
Qui fait mugir l’écume au soc tranchant des proues.

L’aigle (Anatole Le Braz)

À Kate Davison


Ciels de l’Arizona, votre splendeur me hante.

Mais je ne puis songer à votre azur béant
Que frangent d’or les pics de la montagne ardente,
Sans évoquer dans l’air, sur un cactus géant,
Un grand aigle ennuyé, l’œil clos, l’aile pendante.

À une payse : sône (Anatole Le Braz)

Vous n’étiez qu’une enfant lorsque je vous connus,
       Ô ma jeune amour ignorée !
Vous n’étiez qu’une enfant, et vous marchiez pieds nus,
       Dans une robe déchirée.