Affichage des articles dont le libellé est Henry-Jacques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Henry-Jacques. Afficher tous les articles

Le poème de la quinzaine / fin mai 2016

Le moderne :

Anne Fontaine, La pie

Ce soir, je n’ai pas vu la lune.
Je l’ai cherchée derrière le mur
Et sous les feuilles mortes.
J’ai retourné les poches des passants
lire la suite du poème...

L’ancien :

André Gide, Je t’enseignerai la ferveur

Nathanaël, je t’enseignerai la ferveur.
Nos actes s’attachent à nous comme sa lueur au phosphore. Ils nous consument, il est vrai, mais ils nous font notre splendeur.
Et si notre âme a valu quelque chose, c’est qu’elle a brûlé plus ardemment que quelques autres.
lire la suite du poème...

La trouvaille :

Henry-Jacques, Les martyrs

Vous qui dîtes : « Mourir, c'est le sort le plus beau »,
Et qui, sans le connaître, exaltez le tombeau,
Venez voir de plus près, dans ses affres, fidèle,
Cette mort du soldat qui vous semble si belle.
lire la suite du poème...

Le poème de la quinzaine / début novembre 2014

Le moderne :

Martine Biard, Retrouvailles inédites

Ceux que j’appelle
Par leur nom
Et qui n’ont plus de nom
Ceux qui sont devenus
lire la suite du poème...

L'ancien :

Jean Racine, Le songe d'Athalie

C'était pendant l’horreur d'une profonde nuit.
Ma mère Jézabel devant moi s’est montrée,
Comme au jour de sa mort pompeusement parée.
Ses malheurs n’avaient point abattu sa fierté
lire la suite du poème...

La trouvaille :

Henry-Jacques, L'inoubliable

C’est l’heure. Un lourd silence étalé sur la plaine.
Des hommes dans un trou attendent, l’arme au poing.
L’armistice, la fin ? — Ces gars y croient à peine,
L’avenir et la paix leur paraissent trop loin.
lire la suite du poème...

Découvertes (Henry-Jacques)

À la mémoire d'Alan Seeger


Le petit jour lavait son illustre candeur
Dans l'eau des entonnoirs et le bleu des cuvettes.
Les coteaux s'éveillaient en secouant leurs crêtes
Dans un bain musical de soleil et d'odeurs.

L'inoubliable (Henry-Jacques)

11 novembre 1918


C'est l'heure. Un lourd silence étalé sur la plaine.
Des hommes dans un trou attendent, l'arme au poing.
L'armistice, la fin ? — Ces gars y croient à peine,
L'avenir et la paix leur paraissent trop loin.

Le fossoyeur (Henry-Jacques)

À la mémoire de Georges Bannerot


Le fossoyeur a quitté sa vareuse.
Empoignant ses outils
À coups pesants et réguliers il creuse

Plainte des hommes (Henry-Jacques)

À la mémoire de Jean-Marc Bernard


Nous avons tout quitté pour d'incroyables voies,
Notre tâche d'amour, notre rêve, nos joies,

Les martyrs (Henry-Jacques)

Vous qui dîtes : « Mourir, c'est le sort le plus beau »,
Et qui, sans le connaître, exaltez le tombeau,
Venez voir de plus près, dans ses affres, fidèle,
Cette mort du soldat qui vous semble si belle.