Narratif 1 (fragment)
Il y a de la pluie, toujours, dans les regards perdus. Des lointains, une voix qui appelle. C’est Elle. Je l’ai vue qui venait sur le revers trouble du jour. Elle. Qui venait, incertaine, qu’apaise un souvenir. Mais s’en va…
LE POÈME DE LA QUINZAINE
Tous les 15 du mois, une sélection de grands poèmes pour (re)découvrir la poésie de langue française
Il y a de la pluie, toujours, dans les regards perdus. Des lointains, une voix qui appelle. C’est Elle. Je l’ai vue qui venait sur le revers trouble du jour. Elle. Qui venait, incertaine, qu’apaise un souvenir. Mais s’en va…
Une ombre épaisse comme la nuit
couvre le soleil
Mariée d’amour à dix-sept ans, mariée si jeune, on escalade toutes les collines quand se profile le Corps de Dieu.
Soleil ! Soleil de ma vie !
Un instant dans mes doigts s’arrête le fil d’or. Le tremble du jardin a frôlé ma fenêtre. La terre ramoitie s’abreuve de silence.
À mon grand-père
Ma Zad Koz
Tu savais tout
la renoncule-flamme
Ô Dieu obscur
Retire-moi l’épine du pied
L’épine qui me fait gémir de douleur jusqu’au creux
des draps humides de l’insomnie
Je vis en grande solitude. J’ai mangé tout mon pain blanc
je mords jusqu’au sang mes lèvres
je bois l’eau lépreuse des fièvres.