Une ombre épaisse (Pierre-Jean Blazy)

Une ombre épaisse comme la nuit
couvre le soleil

Mariée d’amour à dix-sept ans (Marie-Pascale Jégou)

Mariée d’amour à dix-sept ans, mariée si jeune, on escalade toutes les collines quand se profile le Corps de Dieu.

Soleil ! Soleil de ma vie ! (Marie-Pascale Jégou)

Soleil ! Soleil de ma vie !
Un instant dans mes doigts s’arrête le fil d’or. Le tremble du jardin a frôlé ma fenêtre. La terre ramoitie s’abreuve de silence.

Tu savais tout (Marie-Pascale Jégou)

À mon grand-père
Ma Zad Koz

Tu savais tout
la renoncule-flamme

L’épine du pied (André Laude)

Ô Dieu obscur
Retire-moi l’épine du pied
L’épine qui me fait gémir de douleur jusqu’au creux
des draps humides de l’insomnie

Je vis en grande solitude (André Laude)

Je vis en grande solitude. J’ai mangé tout mon pain blanc
je mords jusqu’au sang mes lèvres
je bois l’eau lépreuse des fièvres.

Il y a trop (Romain Richard)

Il y a trop
Il y a ces arbres monstrueux
Qui m’observent la nuit
De leurs yeux grands ouverts