Poésie : underground mais bien vivante, par Guillaume de Lacoste Lareymondie
LE POÈME DE LA QUINZAINE
Tous les 15 du mois, une sélection de grands poèmes pour (re)découvrir la poésie de langue française
Le poème de la quinzaine / début juillet 2014
Le moderne :
Marina Poydenot, Les chemins le suivaient
Pieds nus malgré les sandales,
à même l'herbe nue, habillée de rien.
Comme elle s'élançait, verdoyait dans le ciel
à chacun de ses pas !
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L'ancien :
Gérard de Nerval, Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.
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La trouvaille :
Pimodan, Après le grand soir
Quand rien ne sera plus des sociétés pourries
Où nous agonisons ; quand on aura brûlé,
Depuis les parlements jusqu'aux gendarmeries,
Tout l'édifice ancien chaque jour ébranlé ;
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Les bonnes pratiques pour publier ses poèmes sur Internet
Comment bien publier ses poèmes sur un site ou un blog ? Suivez ces conseils simples mais essentiels :
Le poème de la quinzaine / fin juin 2014
Le moderne :
Thierry Cabot, À Léane
Au feu de quelle étoile, à l'or de quelle rive,
Avons-nous quelquefois réchauffé nos pieds lourds ?
Dans quel espace vain flottant à la dérive
Et rongé par la lèpre invisible des jours ?
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L'ancien :
Joachim du Bellay, Je n'écris point d'amour
Je n'écris point d'amour, n'étant point amoureux,
Je n'écris de beauté, n'ayant belle maîtresse,
Je n'écris de douceur, n'éprouvant que rudesse,
Je n'écris de plaisir, me trouvant douloureux.
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La trouvaille :
Francis Jammes, Prière pour que les autres aient le bonheur
Mon Dieu, puisque le monde fait si bien son devoir,
puisqu’au marché les vieux chevaux aux genoux lourds
et les bœufs inclinés se rendent tendrement :
bénissez la campagne et tous ses habitants.
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Le poème de la quinzaine / début juin 2014
Le moderne :
Marie-Pascale Jégou, Les murs de nos vies étaient-ils mitoyens
Les murs de nos vies étaient-ils mitoyens que je T’aie reconnu si vite ?
Ce grand buisson de roses qui rougeoie dans l’ombre, c’est Toi qui de tes mains l’allumas
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L'ancien :
Saint-John Perse, Et vous, Mers
Je vous ferai pleurer, c’est trop de grâce parmi nous...
Pleurer de grâce, non de peine, dit le chanteur du plus beau chant ;
et de ce pur émoi du coeur dont j’ignore la source, comme de ce pur instant de mer qui précède la brise...
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La trouvaille :
Jacques Vallée des Barreaux, C’est un songe…
Tout n’est plein ici-bas que de vaine apparence,
Ce qu’on donne à sagesse est conduit par le sort,
L’on monte et l’on descend avec pareil effort,
Sans jamais rencontrer l’état de consistance.
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Le poème de la quinzaine / fin mai 2014
Le moderne :
Jean-Yves Masson, Joie
Nous descendrons demain par des portes de foudre,
et je veux, pour ce jour d’étranges épousailles,
qu’une voix simplement s’élève et dise : joie.
Joie pour ce court chemin que nous avons tracé
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L'ancien :
Jean de La Fontaine, Les deux pigeons
Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre :
L’un d’eux s’ennuyant au logis
Fut assez fou pour entreprendre
Un voyage en lointain pays.
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La trouvaille :
Alice de Chambrier, Fugitive
Nous sommes étrangers et passons sur la terre
Comme un esquif léger qui fuit en se jouant
Sous les furtifs baisers d’une brise légère,
Et dans l’horizon bleu disparaît lentement ;
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Le poème de la quinzaine / début mai 2014
Le moderne :
Jean-Claude Demay, Poïenitales
J’ai
coulé à pic
dans
dedans la grande flaque noire
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L'ancien :
Alfred de Musset, Jeanne d'Arc
Je cherche en vain le repos qui me fuit.
Mon cœur et plein des douleurs de la France.
Jusqu’en ces lieux déserts, dans l’ombre et le silence
De la patrie en deuil le malheur me poursuit.
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La trouvaille :
Louise Ackermann, L'amour et la mort
Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :
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