Au milieu de la ville
les murs livides
LE POÈME DE LA QUINZAINE
Tous les 15 du mois, une sélection de grands poèmes pour (re)découvrir la poésie de langue française
Les murs livides tremblent (Marion Richard)
Contre la crédulité des certitudes (Otto Ganz)
Addendum admiratif au Dortoir des anges de André Chabot
Qui que sommes, bretteurs de formes, écrivains, poètes, luministes, humains, psychopathes célèbres ou méconnus, empiriques, diffusons la tromperie. Nous ne nous sommes rendus compte de rien et nous avons même estimé qu’était là notre devoir !!!
Trois nénies (Jacques Richard)
1
cendre que tu es cendre
dans le gazon fondu
tu es cendre fondue
ton sourire tes yeux
qui
pleuvaient jour à jour
Les intelligences contemporaines (Stéphane Casenobe)
Je dérive en solitaire sans volonté ni intentions
Rien n’est resté inexaucé chez moi
Mon écriture est la même depuis toujours
Je t’écris de la mer (Claude Cailleau)
Je t’écris de la mer. C’est au Port-Louis. Tu te rappelles ? … Le vent, la poussière des embruns, les galets encore chauds de nos mots lancés contre l’oubli.
Neige noire (Jean Joubert)
Il fallait franchir le col avant la nuit, avant la neige. Cet ordre, étrange certes, était impératif, et le voyageur comprit qu’il ne pouvait en aucun cas se dérober.
Mon pays mon naufrage (Tristan Cabral)
À Yann Orveillon,
« Voleur de feu » considérable.
le pays d’où je viens n’est d’aucune mémoire
et la mer en novembre y monte jusqu’aux bois
les maîtres de naufrages attendent sur les dunes
qu’un bateau étranger se perde dans les Passes