Aime-moi

Aime-moi, mon amie, dans la paix et l’amour,
Dans l’espoir essentiel d’être tous deux des saints,

Bientôt, Eyzahut (Cécile Coulon)

Tu as éparpillé des morceaux de mes ancêtres dans tes vallées
sur tes flancs les chevaux endormis ne voient pas ceux
qui montent
ton cimetière au bord d’une vieille église

Verre-Satan (Xavier Grall)

Alcools, doux alcools, chers Satans ! Quand le diable transporta Jésus sur la montagne, par delà les orges, les blés, les jardins, quand il le poussa dans la rocaille désertique rouge, meurtrière, il le tenta non seulement par le pain mais par l’alcool.

Des hommes et des loups (Vénus Khoury-Ghata)

Ce que nous prenions pour appels étaient nos voix qui nous revenaient
la pierre qui se détachait de la montagne ne portait aucun message

Col du grand bois (Jean Joubert)

Avant le col, un sanglier franchit la route traînant derrière lui des guenilles de brume, s’enfonce dans la futaie où la neige craque.

Je retourne sans toi… (Pierre Guérande)

Je retourne sans toi dans ton pays de Flandre
tu as laissé là-bas tant de parfum léger
tant de beauté farouche arrimée dans l’oubli
et tant d’inoubliable enchâssé dans la lande