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cendre que tu es cendre
dans le gazon fondu
tu es cendre fondue
ton sourire tes yeux
qui
pleuvaient jour à jour
LE POÈME DE LA QUINZAINE
Tous les 15 du mois, une sélection de grands poèmes pour (re)découvrir la poésie de langue française
cendre que tu es cendre
dans le gazon fondu
tu es cendre fondue
ton sourire tes yeux
qui
pleuvaient jour à jour
Je dérive en solitaire sans volonté ni intentions
Rien n’est resté inexaucé chez moi
Mon écriture est la même depuis toujours
Je t’écris de la mer. C’est au Port-Louis. Tu te rappelles ? … Le vent, la poussière des embruns, les galets encore chauds de nos mots lancés contre l’oubli.
Il fallait franchir le col avant la nuit, avant la neige. Cet ordre, étrange certes, était impératif, et le voyageur comprit qu’il ne pouvait en aucun cas se dérober.
À Yann Orveillon,
« Voleur de feu » considérable.
le pays d’où je viens n’est d’aucune mémoire
et la mer en novembre y monte jusqu’aux bois
les maîtres de naufrages attendent sur les dunes
qu’un bateau étranger se perde dans les Passes
Asseyez-vous, peuples de loups, sur les frontières
et négociez la paix des roses, des ruisseaux,
l’aurore partagée.
D’une jonchée, l’avoine
des foins fanés fourrage la chevelure,