nulle route
dans cette ébriété de lignes
LE POÈME DE LA QUINZAINE
Tous les 15 du mois, une sélection de grands poèmes pour (re)découvrir la poésie de langue française
Alphabet de sable (Alain Le Beuze)
Salut (Jacques Réda)
À ceux qui sont morts sans ami dans une
infirmerie
Par un après-midi d’été
massif à Toul, à Metz ;
D’une balle contre
un talus, au bord d’une prairie ;
Dissous dans l’air,
dans l’eau salée, et tous pour la patrie
Peine
Bûcheron enragé contre l’arbre de vie,
Le Mal porte ses coups à notre mariage.
L’Homme (Tristan Cabral)
nous irons chercher l’Homme jusque dans ses terriers
et nous lui donnerons la chasse
Travail de nuit (Tristan Cabral)
c’était au temps de la Grande Mort…
Aime-moi
Aime-moi, mon amie, dans la paix et l’amour,
Dans l’espoir essentiel d’être tous deux des saints,
Bientôt, Eyzahut (Cécile Coulon)
Tu as éparpillé des morceaux de mes ancêtres dans tes vallées
sur tes flancs les chevaux endormis ne voient pas ceux
qui montent
ton cimetière au bord d’une vieille église