À Amélia (Coriolan Ardouin)

Le vent frais de la nuit fait palpiter les voiles,
Le marin, sur les mers t’appelle, Amélia !
Vois comme ton esquif est couronné d’étoiles,
              Dieu te ramènera !

À un ami (Coriolan Ardouin)

La foule est insensible au vieux toit qui s’écroule,
À l’oiseau qui s’envole, au murmure de l’eau ;
Et pour elle le monde est toujours assez beau ;

Le sommeil d’Alaïda (Coriolan Ardouin)

Sur sa natte de jonc qu’aucun souci ne ronge,
Ses petits bras croisés sur un cœur de cinq ans,
Alaïda sommeille, heureuse ! et pas un songe
              Qui tourmente ses jeunes sens.

Quatrain gnomique VII (Pierre Oster)

Le jour nous détruit. La nuit nous dispute
La mort éternelle où nous survivons.

Troisième poème (Pierre Oster)

Hampes de l’hallali qui me chassez du soir
Je fuis mais j’entraîne en flanc-garde
Sous le regard des flaques
Une rafale radieuse d’hirondelles !

Suite 1 (Pierre Oster)

Quis in igne positus
Igne non uratur ?

L’Archipoète

I

Aux plus hautes collines.

Aux plus hautes collines,
Un cheval, et la mer !